
![]() |
Cie A travers champs Rosalie se souvient. Rosalie rougit d’un rien. Pourquoi pas Pivoine ? Dans l’arbre, les roses moussues, les roses poilues, comme elle ! Etre femme, c’est pas naturel ? Et le plaisir, c’est pas un péché. Dans l’enfermement de son histoire, Rosalie a tenté de vivre une vie en rose. Ecrit et interprété par Annick Cesbron, mis en scène par Marie Gaultier. La scénographie est centrale. le public encercle Rosalie. Dans l’enfermement de sa petite vie, elle se raconte, femme, tout naturellement. La Compagnie « A Travers Champs » explore encore une fois le végétal mais dans un dialogue avec l’être au féminin. Le spectacle est touchant et intimiste. |
![]() |
Cie Piment Langue d’oiseau - à partir de 11 ans
Spectacle sur le rapport des filles à leur corps. Naissance, adolescence, sexualité, esthétique, image, grossesse, course professionnelle, vieillesse sont les sujets abordés avec sensibilité et humour.
Tout n'est pas rose!
Et pourtant c'est une plongée dans ce camaïeu que nous propose Nous, les filles : il faut dire que le rose est la couleur par excellence des filles, qu'elles aient 5 ou 75 ans, alerte rose bonbon ou alangui canapé vieux rose. Le rose est leur couleur, il les suivra fidèle et menteur à la fois jusqu'à la vieillesse, de la layette à la robe de chambre pastel.
Le rose est là pour dire que les filles n'ont pas d'âge. Mais le rose vire souvent au rouge sang, et la violence est au rendez-vous de ces histoires de femmes jouées, comme dans l'Histoire des femmes réelles. Pas d'eau de rose. Plutôt paroles vives et aussi grimaces, gesticulations, bruits de corps qui grincent. Jeanne rit, Jeanne pleure. Regards coulés, têtes penchées, hésitations à dire la violence : "Affreux, terrible, Pas vraiment terrible." dit l'une d'entre elle, au sujet de la "première fois. Objets fétiches en rose, fanfreluches nécessaires à tous les âges pour faire passer la noirceur inconsciente des desseins que l'autre lui réserve au quotidien. Qui est l'autre ? Bien sûr, lui le gars, dans le hors-champ de la pièce. Mais aussi, et d'abord et surtout, la mère, l'amie, l'enfant-fille : cette autre même, cette semblable dont l'amour mimétique cache trop bien la rivalité serrée qui se joue dans la salle de bain, la chambre, la cuisine ; ces espaces qu'on dit intimes sont des lieux de batailles des femmes entre elles. Cette autre m'aime ? |
![]() |
Entrée libre
« HISTOIRE D’UN SECRET », animées par Antonio Otero (Président des « Amis du peintre Clotilde Vautier ») et le Planning familial. Sur réservation : atelier esthétique à 18h par Agnès Dupoirier (mêmes lieux) |
« Quand j'ai eu quatre ans et demi, ma mère a disparu. Notre famille nous a dit à ma sœur et à moi qu'elle était partie travailler à Paris. Un an et demi plus tard, notre grand-mère nous avouait qu'elle était morte d'une opération de l'appendicite. Par la suite durant notre enfance et notre jeunesse, notre père ne nous parla pas de notre mère, sauf pour nous répéter qu'elle avait été une peintre et une femme extraordinaires. Il avait enfermé ses tableaux dans un placard et rangé les photos dans un tiroir qu'il nous était interdit d'ouvrir. Si j'ai parfois désobéi, je n'ai jamais vraiment manifesté une grande curiosité pour celle qui avait été ma mère et dont je ne reconnaissais même pas le visage sur les photos. Quand notre père se décida enfin à nous parler de notre mère, ce fut pour nous révéler les circonstances réelles de son décès. Ce secret que mon père avait porté seul pendant 25 ans l'avait empêché de nous raconter sa vie et de nous montrer son œuvre. En rompant ce tabou, il nous rendait notre mère. Mais ces mensonges successifs avaient effacé de ma mémoire jusqu'au souvenir de sa disparition. J'ai éprouvé alors la nécessité de reconstruire cette histoire et de retrouver celle qui m'avait été doublement arrachée par la mort et par le secret. Elle était peintre, je suis cinéaste. Faute de souvenirs, ce sont ses tableaux qui peuvent avec le cinéma me conduire jusqu'à elle. »
Mariana Otero
![]() |
Entrée libre
Exposition visible du lundi au vendredi : 9h - 12h et 13h - 18h (vendredi jusqu’à 17h)
Depuis plusieurs années, l’oeuvre de Clotilde Vautier (1939-1968) a repris sa place dans le patrimoine culturel rennais. Après le film de sa fille Mariana Otero, Histoire d’un secret, ce furent un livre, des expositions, des conférences et manifestations diverses…la Ville de Rennes a joué un rôle capital dans cette redécouverte dont la dernière étape a été de donner le nom de Clotilde Vautier à un collège rennais, après l’avoir attribué à une rue de Beauregard.
Oeuvre pleine de force et de beauté, exécutée pour l’essentiel entre 1962 et 1968, par une jeune artiste qui se battait, dans des conditions matérielles difficiles, pour concilier création artistique et vie personnelle : « Celle qui voulait tout », ainsi que Nancy Huston a intitulé le texte qu’elle lui a consacré, paiera de sa vie la recherche de cet équilibre. Les peintures et dessins qu’elle a laissés témoignent, au delà d’une maîtrise surprenante, de l’énergie et la joie de vivre qui l’animaient et que ceux qui l’on connue, dans le quartier de Maurepas où elle habitait et a réalisé toute son œuvre, peuvent encore témoigner.
M.J. OTERO
|
![]() |
Entrée libre
« Dualité » est une exposition de peintures qui miroitent, exprimant tour à tour des valeurs opposées et créant ainsi un sentiment d’incertitude, de contradiction et de double sens. |